12.09.2009
THEÂTRE DE L'ECHAPPEE
création
COMME LE FAIT LA POULE
avec
Claudine Orvain, François Béchu, Olivier Borne
direction d'acteurs:
Sylvain Delabrosse, Jean-Luc Annaix, Olivier borne, Gilles Debenat, Christophe Rouxel et Daniel Soulier
Musique Arnaud Coutancier / Scénopgraphie Olivier Borne / Lumières Cédric Radin / Réalisation accessoires Gilles Debenat et Olivier Borne / Costumes Jacqueline Jacques
LE 29 SEPTEMBRE à 19H à MERAL (53)
Après un mois de résidence dans le cadre du Festival de l'Humour de Cossé-le-Vivien, le Théâtre de L'Echappée (Laval) crée Comme le fait la poule un spectacle qu'on peut définir comme une fable burlesque ou encore comme une comédie clownesque.
Un couple vers la cinquantaine, Blanche et Vitellus, à bord de leur Boite à Cocos, partent en quête d'indices qui leur permettraient de percer le mystère de la poule et de l'oeuf, et au-delà, le mystère de la création. Un troisième personnage, l'étrange Monsieur Kret, les accompagne à sa façon dans leurs inventions et dans leurs mésaventures.
L'oeuf et la poule sont ici utilisés pour exprimer une quête source de beaucoup de surprises, de revers et d'interrogations.
Le théâtre s'est peu inspiré de ce thème (à part Ionesco avec « L'avenir est dans les oeufs » alors que la peinture a davantage tenté de traduire notre rapport à cette énigme que constitue la ponte, quasi quotidienne de l'oeuf par la poule. Merveille et fragilité d'une compagnie datant de 6000 ans !
Notre regard sur la poule et sur l'oeuf, aussi décalé soit-il, nous place dans le présent; un présent dans lequel le clown parle.
Le choix d'une présentation par épisodes crée une dynamique particulière, juxtaposant les coups d'oeil des six directeurs d'acteurs qui ont travaillé sur ce projet.
Le programmateur, lui, pourra imaginer la façon dont il souhaitera présenter à ses spectateurs partie ou tout de cette épopée poulesque.
Spectacle visible à partir de 9/10 ans.
06.08.77.06.51
Production Théâtre de L'Echappée
Partenaire de création : Festival de l'humour de Cossé-le-Vivien
Autres partenaires: Ville de Laval, Conseil Général de la Mayenne, région pays de Loire.
Une production Théâtre de L’Echappée / 35ème création.
Prévoyez de rire, on ne sait jamais !
Générique début
Explorateurs...
Générique de fin
Programme Comme le fait la poule.pdf
28 mai 2008
LES 26 et 27 juin (20h30 au Centre Multi-Activités / Laval), la Palindromik Cie, les amateurs de L’Echappée, présente des textes de Hanokh Levin
La Palindromik Compagnie n’est ni tout à fait un atelier-théâtre ni tout à fait une troupe amateur mais plutôt un collectif, un petit laboratoire de théâtre, ouvert. Le groupe est né dans la foulée de notre création d’octobre 2007 au Théâtre de Laval : « Monsieur Jarry ». Nous avions intégré des amateurs et quelques-uns uns ont désiré poursuivre, auxquels d’autres sont venus s’ajouter. Outre Pierre Candela et Jean-Louis Dumans, figures du théâtre amateur mayennais, la plupart des participants n’avaient pas ou peu joué.
Le rendez-vous hebdomadaire du lundi est un vrai plaisir et nous nous réjouissons de poursuivre l’aventure en accueillant aussi de nouvelles têtes. En fonction de ce qu’il sera décidé avec le groupe 2008/2009, nous plancherons sur de nouveaux projets. Nous reprendrons également la production de cette année, sachant que les courtes pièces pourront se jouer dans des lieux non-théâtraux sous forme d’intervention prévue où non prévue… On retrouvera Palindromik Cie dans diverses manifestations comme Lire en Fête…
Quelques mots sur HANOKH LEVIN
L’homme de théâtre israélien Hanokh Levin (1943-1999) est l’auteur d’une cinquantaine de pièces dans lesquelles il aborde aussi bien l'intime que le politique. Son théâtre interroge les structures des plus grands dramaturges (Aristophane, Shakespeare, Brecht, Beckett…), proposant de nouvelles formes théâtrales d’une redoutable efficacité. Pour rendre compte d’un monde dont les citoyens sont ensemble à l’ombre des canons, il s’inspire tout autant de la vie quotidienne que de sources bibliques ou mythologiques. Son théâtre, toujours engagé, dénonce l’inanité de la logique de guerre et son humour, dévastateur et provocateur, interroge l’humain et rejoint l’universel.
Les textes présentés aujourd’hui par Palindromik Compagnie nous entraînent dans une sorte de comédie féroce où l’outrance du langage (sa cruauté) joue beaucoup. Nous avons aussi des scènes pathétiques où les personnages sont d’une grande sincérité. Tout, dans les pièces de Levin, représente la vie (même s’il ne s’agit que de la jouer). Levin est un auteur du plaisir, et, aujourd’hui, ce n’est pas si courant. Saupoudrant l’ensemble : la dérision, comme arme absolue de l’écrivain. Un écrivain réussissant à manier en même temps gravité et légèreté.
Nous avons trouvé, les uns et les autres, dans cette courte pièce, bien des raisons de nous réjouir de faire du théâtre. Celui de Levin nous oblige à des tentatives diverses pour espérer bien le servir. Et chaque tentative a été une jubilation qui en cachait une autre.
Textes joués les 26 et 27 juin et distribution.
1ère partie
« LA GENESE » Yannick Christ - « LE MAGICIEN » Pierre Candela et Anthony Martin - « A L’HOTEL » Valérie Ambroise et Claire Janvier - « LE HOT DOG » Claudie Chanteloup et Gérard Bodinier - « LE CHAPEAU QUI SE TRANSFORME EN CABAS » Claudie Chanteloup et Pierre Candéla - « LA VEUVE » Andrée Allibert, Magali Lecrenay et Gérard Bodinier - « LE MINISTRE » Vanessa Laisnard et toute l’équipe
Ces textes courts sont tirés de plusieurs pièces de Hanock Levin et sont représentatifs de l’ensemble de son œuvre. C’est une version, disons, cabaret, un genre que Levin ne détestait pas.
2ème partie
« LES NUMEROS » Valérie AMBROISE, Andrée ALLIBERT, Gérard BODINIER
Pierre CANDELA, Yannick CHRIST, Claudie CHANTELOUP, Jean-Louis DUMANS, Claire JANVIER, Vanessa LAISNARD, Magali LECRENAY, Anthony MARTIN.
Travail de préparation et de mise en scène : François Béchu.
« Les Numéros » est une courte pièce de Levin : des patients se retrouvent dans une salle d’attente. Il semble que quelque chose soit arrivé à chacun et toutes les histoires s’amplifient à mesure que les personnages se côtoient. Pour l’un c’est une diarrhée, pour l’autre un virus, un doigt en moins, un coup de grue dans le dos… Entre comique et tragique, le spectateur trouvera sa place.
18 mai 2008
ARTISTE
Le temps clair des mots et les corps de papier voilà ce qu’il reste de l’Art au début de toute œuvre
Verra-t-elle le jour c’est selon mais si vient la chair elle sera si lointaine qu’on pourra seulement croire en la regardant et au même moment chacun artiste qu’elle nous dit bien qu’elle nous réunit en une abstraction à laquelle l’œuvre la plus réaliste ne résistera pas
C’est pourquoi l’Art se retrouve toujours devant nous et même qu’accrocher un tableau c’est jeter une gerbe à la mer parler à sa voisine aussi écrire un poème pareil
Pendant qu’ailleurs on négocie l’artiste parmi les artistes s’attache au remous comme un gréviste aux grilles de la mort il tire on dirait qu’il noue il feint de manipuler il peint surtout son œil à lui autant d’expressions et de nuances qu’il en existe sur notre terre
Et puis il rentre à nouveau en liberté
F.B.
Le 24 avril 2008
LA PENSEE DE GERMAINE TILLION EN NOUS
Qu’est-ce qui habite notre quotidien ? Quelle question (majeure) ? Quelle humeur (implacable) ? Ne faut-il pas décider de se détourner des variations, soit trop habiles, soit trop brutales de la pensée qu’on manipule et rester avec les trois mots choisis par Germaine : Vérité, Justice, Fraternité ? Car sommes-nous heureux à la vue du monde tel que nous le construisons ? Où habitons-nous ? Drôle d’édifice en tout cas tant il inspire peu la longévité (active et paisible…). Et de rêver à ces châteaux de sable dont nous avons tous espéré qu’ils résistent un jour à la marée montante (en générale, vous vous souvenez, la mer montait trop lentement et nous devions rentrer pour nous défatiguer de tout le soleil et du sable bu).
Aujourd’hui aux obsèques de Germaine Tillion, nous sommes là, simplement. 1000 personnes dans l’église du saint Esprit, avenue Daumesnil à Paris et 300 dehors dont certains attendent plutôt la sortie de Sarkozy…
C’est comme la salle d’attente de la nation, ou plutôt de la patrie chère à Germaine. Patrie traversée par la lumineuse intervention de Stéphane Hessel (déporté à Buchenwald et dont il faut lire tous les livres) ; par un si beau chant chaouïa (Markounda Aurès); par le message d’un ex-Président africain que Nelly Forget nous lit ; par cette gerbe immense envoyée par le Président de l’Algérie. Une absence allemande devient sujet d’inquiétude. Les mots de Germaine agissent sur l’illustre assemblée. On a du mal à savoir s’ils nous rassemblent où s’ils nous projettent, nous pressant d’aller frotter ce que chacun de nous porte d’humanité là où nous vivons.
Germaine, derrière une flotte de drapeaux, sort sous le sien (tricolore). Des photos, les télés, la petite foule sous le soleil timide de ce 24 avril. Des applaudissements aussi, et puis Germaine disparaît derrière les glaces teintées de la voiture mortuaire. Germaine disparaît… Une échappée de plus dont elle va garder le secret (et si vraiment par hasard elle rencontre Dieu, va-t-il lui dire ce qu’elle attendait de lui à ce moment là : « Je ferai mieux la prochaine fois ! »).
Au lieu de cailloux derrière elle, sur son chemin nous aurons ses mots, son regard et son sourire qui vont si bien ensemble ; nous aurons sa pensée à entendre toujours, vivante en nous.
Et nous ? Vivants ?
François Béchu
Billet du 13 mars 2008
C’EST L’ECHANGE QUI CHANGE.
Février 2008 a déjà passé et j’ai manqué de déposer mon bulletin mensuel pour les amis et les curieux de plus en plus nombreux à visiter ce blog ! Où va le temps, « mon dieu ! », où va le temps ? A la sempiternelle question : mais que fait un comédien quand il n’est pas sur scène, un célèbre metteur en scène avait répondu : « Ne vous inquiétez pas pour eux, si vous ne les voyez pas sur les planches c’est qu’ils travaillent ». Nous travaillons, donc :
Travail d’atelier et de réalisation pour 13 amateurs autour de l’œuvre du grand dramaturge israélien Hanock Levin
Mise en scène de « Cravate Club » (l’auteur est le petit-fils du psychanalyste Jacques Lacan) pour les amateurs de la troupe de Solesmes qui se produira sur son terrain fin mars.
Premières répétitions de « La Dame au violoncelle » de Guy Foissy (pour la Cie d’Isabelle Bucaille). Avec Isabelle Bucaille et Solène Comsa. (création à Angers, fin octobre 2008. 10 représentations dans le Théâtre des Arthurs).
Ecriture et répétitions avec Claudine Orvain de « Comme le fait la poule » qui devient une « Cabarétude en 6 épisodes » (mais garde son titre).
Suite de l’important travail dans les crèches mené par Claudine Orvain (nous en reparlerons) avec “Bruits Sons” dans la Sarthe et “Chats Pîtres” en Mayenne. S
uite de la préparation de “Gardez de vous abuser tous” avec Claudine Orvain et Arnaud Coutancier.
Cours à l’école de Musique de Laval..
Lectures à Rennes (avec Les Champs Libres) dans le cadre de l’exposition Germaine Tillion (à ne pas manquer : jusqu’au 5 mai. Après c’est le Musée de L’Homme à Paris, Lille..). Ces lectures-rencontres vont se dérouler maintenant dans les Centres sociaux, la Maison d’arrêt, la Prison des femmes.
Et puis je vais faire le récitant dans « Piccolo Saxo et Cie », le 20 mars au Théâtre de Laval.
Cette liste m’incite à retourner « sur le terrain » car le temps « mon dieu »… mais pas avant de vous avoir signalé avec grand plaisir la parution aux Editions Autrement du livre de photos de notre amie Marie Rameau « Femmes résistantes ». C’est très fort.
F.B.
20 JANVIER 2008
DES NOUVELLES DE…
Palindromik Compagnie. 12 amateurs fréquentent cette classe du lundi soir (20h15-22h15) depuis le début novembre. Des textes de Hanock Levin feront l’objet du travail des prochaines séances. Travail d’Atelier mais dynamique de troupe amateur, le groupe se produira certainement en juin prochain. Il est toujours possible de rejoindre ce groupe non seulement pour jouer mais aussi pour l’accompagner dans son aventure.
En tant qu’artiste chorégraphique, Claudine interviendra pendant une semaine en février à l’Ecole de Pierre Debauche (créateur du Théâtre des Amandiers / Paris) à Agen. Un rendez-vous régulier avec la belle équipe d’Agen (une autre semaine sera programmée d’ici l’été).
Nouveauté
DEPAN’CULTURE
Nous pourrons aussi répondre à des commandes personnalisées
(devis ultra rapide)
SALUT MONSIEUYE JARRY !
Depuis le 31 octobre au soir je cherche à écrire quelque chose sur cette unique et fameuse représentation de « MONSIEUYE JARRY » à Laval, mais, comme dit la chanson : « ça n’me vient pas » ! Si je cherche du côté de l’émotion, l’évocation serait bien pâle à côté de l’événement vécu et, avant d’en faire l’éloge, il va falloir du temps pour enfouir ce trésor; ouvrir les phrases au sens et à la portée des choses me mettrait hors sujet… Jubiler – par nature - n’est pas mon fort, alors qu’est-ce qu’il me reste ? Louer le bel éphémère ? Non.
Ce que je sais c’est que je n’ai pas de regret, vraiment aucun : ni sur le texte, ni sur la distribution. J’ai été fidèle à ce que j’ai compris de Jarry, même quand Jarry le magnifique n’est pas aimable… Son inquiétante modernité ne permet pas les arrondis, ni les occultations, ni les tours de passe passe de théâtreux… Le spectateur s’en est-il plaint, a-t-il saisi part ou tout de cette vision ou a-t-il cherché à se demander pourquoi ? Ça le regarde. Nous avons fait le maximum pour essayer d’être clair, pour donner au public le temps de se perdre, d’être surpris, d’approcher une œuvre et une vie atypiques… à la fois si proches et si lointaines. Aime-t-on ou non ici les labyrinthes ? Et Jésus qui pédale dans les cintres ? Et une jambe nue sortir d’une armoire ? Toujours est-il qu’il y a eu plus de 500 spectateurs au Théâtre - une salle quasiment pleine donc - et que dans sa très grande majorité le public a applaudi très longuement le travail réalisé.
Je suis heureux, pour cette première création dans notre beau Théâtre, d’avoir mis le grand plateau en valeur en utilisant l’espace complet, trappe et cintres sans effets gratuits ; je suis heureux d’avoir montré des marionnettes, des escrimeurs, des échassiers, des danseurs, des musiciens, des chanteurs, des comédiens… tous heureux aussi de défendre leur partition car l’ingénieux Jarry ne l’aurait pas pardonné et nous le savions tous. Pourquoi, dites, ces talents ne sont-ils pas plus souvent mis en valeur : Claudine Orvain, Arnaud Coutancier que je connais bien sûr plus que tous les autres, pourquoi, mais pourquoi ne leur commande-t-on pas tous les jours une chorégraphie, une composition musicale? Bon sujet de réflexion culturelle : je m’inscris au colloque - où qu’il soit - où l’on en débattra ! Ça nous changerait de « la com’ », « de l’émergence » et ça nous rapprocherait d’une « pertinence » dont on évite de parler en ce sens (la « pertinence » dont il faut causer c’est par rapport à la mode ou à l’activisme culturel – ou les deux – et non par rapport au talent des artistes créateurs !…).
Cette réalisation est un nouveau départ pour la Compagnie sur Laval et sur le département. Il y a eu de l’humanité retrouvée et partagée (40 personnes impliquées directement) et l’on sait que cette humanité là ne pourra s’effacer. J’ai hâte de retrouver le public avec « MENDEL SCHAINFELD » dans quelques jours pour les 730èmes représentations. Foncer avec application, créer au milieu des autres humains, s’attarder le moins possible - et en particulier sur ce qui est mort -, ne pas perdre la mémoire, bloquer les barrières à la verticale… voilà ma prière pour ce soir.
http://www.lokator.pointblue.com.pl/index.php?evnt=435
http://www.lokator.pointblue.com.pl/index.php?evnt=436
La petite histoire nous rapporte que la dernière volonté d' Alfred Jarry sur son lit de mort, fut qu'on lui apporte un cure-dents, d'où l'envie d'édifier dans la ville qui l'a vu naître, le musée mondial du cure-dents... Les pièces de musée sont regroupées sous différents thèmes : à travers les âges, à travers le monde , les curiosités , les utilitaires etc...
Pour le visiter, cliquez ci-dessous:
http://pagesperso-orange.fr/parhelie/centre/quoi/mmcd/exp...
Cabarétude en six épisodes, six !
De François Béchu, grâce à Claudine Orvain
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