12.09.2009

THEÂTRE DE L'ECHAPPEE

création

COMME LE FAIT LA POULE

avec

Claudine Orvain, François Béchu, Olivier Borne

 

direction d'acteurs:

Sylvain Delabrosse, Jean-Luc Annaix, Olivier borne, Gilles Debenat, Christophe Rouxel et Daniel Soulier

Musique Arnaud Coutancier / Scénopgraphie Olivier Borne / Lumières Cédric Radin / Réalisation accessoires Gilles Debenat et Olivier Borne / Costumes Jacqueline Jacques

 

LE 29 SEPTEMBRE à 19H à MERAL (53)

 

affiche essai arno 02-2.JPGAprès un mois de résidence dans le cadre du Festival de l'Humour de Cossé-le-Vivien, le Théâtre de L'Echappée (Laval) crée Comme le fait la poule  un spectacle qu'on peut définir comme une fable burlesque ou encore comme une comédie clownesque.

          Un couple vers la cinquantaine, Blanche et Vitellus, à bord de leur Boite à Cocos, partent en quête d'indices qui leur permettraient de percer le mystère de la poule et de l'oeuf, et au-delà, le mystère de la création. Un troisième personnage, l'étrange Monsieur Kret, les accompagne à sa façon dans leurs inventions et dans leurs mésaventures.

 

L'oeuf et la poule sont ici utilisés pour exprimer une quête source de beaucoup de surprises, de revers et d'interrogations.

Le théâtre s'est peu inspiré de ce thème (à part Ionesco avec « L'avenir est dans les oeufs » alors que la peinture a davantage tenté de traduire notre rapport à cette énigme que constitue la ponte, quasi quotidienne de l'oeuf par la poule. Merveille et fragilité d'une compagnie datant de 6000 ans !

 

Notre regard sur la poule et sur l'oeuf, aussi décalé soit-il, nous place dans le présent; un présent dans lequel le clown parle.

Le choix d'une présentation par épisodes crée une dynamique particulière, juxtaposant les coups d'oeil des six directeurs d'acteurs qui ont travaillé sur ce projet.

 

Le programmateur, lui, pourra imaginer la façon dont il souhaitera présenter à ses spectateurs partie ou tout de cette épopée poulesque.

Spectacle visible à partir de 9/10 ans.

 

Contact: François Béchu

06.08.77.06.51

 

Production Théâtre de L'Echappée

Partenaire de création : Festival de l'humour de Cossé-le-Vivien

Autres partenaires: Ville de Laval, Conseil Général de la Mayenne, région pays de Loire.



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Une production Théâtre de L’Echappée / 35ème création.

 

Prévoyez de rire, on ne sait jamais !

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Programme Comme le fait la poule.pdf

 

 

 

 

28 mai 2008

 

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LES 26 et 27 juin (20h30 au Centre Multi-Activités / Laval), la Palindromik Cie, les amateurs de L’Echappée, présente des textes de Hanokh Levin

La Palindromik Compagnie n’est ni tout à fait un atelier-théâtre ni tout à fait une troupe amateur mais plutôt un collectif, un petit laboratoire de théâtre, ouvert. Le groupe est né dans la foulée de notre création d’octobre 2007 au Théâtre de Laval : « Monsieur Jarry ». Nous avions intégré des amateurs et quelques-uns uns ont désiré poursuivre, auxquels d’autres sont venus s’ajouter. Outre Pierre Candela et Jean-Louis Dumans, figures du théâtre amateur mayennais, la plupart des participants n’avaient pas ou peu joué.

Le rendez-vous hebdomadaire du lundi est un vrai plaisir et nous nous réjouissons de poursuivre l’aventure en accueillant aussi de nouvelles têtes. En fonction de ce qu’il sera décidé avec le groupe 2008/2009, nous plancherons sur de nouveaux projets. Nous reprendrons également la production de cette année, sachant que les courtes pièces pourront se jouer dans des lieux non-théâtraux sous forme d’intervention prévue où non prévue… On retrouvera Palindromik Cie dans diverses manifestations comme Lire en Fête

 

Quelques mots sur HANOKH LEVIN

L’homme de théâtre israélien Hanokh Levin (1943-1999) est l’auteur d’une cinquantaine de pièces dans lesquelles il aborde aussi bien l'intime que le politique. Son théâtre interroge les structures des plus grands dramaturges (Aristophane, Shakespeare, Brecht, Beckett…), proposant de nouvelles formes théâtrales d’une redoutable efficacité. Pour rendre compte d’un monde dont les citoyens sont ensemble à l’ombre des canons, il s’inspire tout autant de la vie quotidienne que de sources bibliques ou mythologiques. Son théâtre, toujours engagé, dénonce l’inanité de la logique de guerre et son humour, dévastateur et provocateur, interroge l’humain et rejoint l’universel.

Les textes présentés aujourd’hui par Palindromik Compagnie nous entraînent dans une sorte de comédie féroce où l’outrance du langage (sa cruauté) joue beaucoup. Nous avons aussi des scènes pathétiques où les personnages sont d’une grande sincérité. Tout, dans les pièces de Levin, représente la vie (même s’il ne s’agit que de la jouer). Levin est un auteur du plaisir, et, aujourd’hui, ce n’est pas si courant. Saupoudrant l’ensemble : la dérision, comme arme absolue de l’écrivain. Un écrivain réussissant à manier en même temps gravité et légèreté.

Nous avons trouvé, les uns et les autres, dans cette courte pièce, bien des raisons de nous réjouir de faire du théâtre. Celui de Levin nous oblige à des tentatives diverses pour espérer bien le servir. Et chaque tentative a été une jubilation qui en cachait une autre.

Textes joués les 26 et 27 juin et distribution.

1ère partie

« LA GENESE » Yannick Christ - « LE MAGICIEN » Pierre Candela et Anthony Martin - « A L’HOTEL » Valérie Ambroise et Claire Janvier - « LE HOT DOG » Claudie Chanteloup et Gérard Bodinier - « LE CHAPEAU QUI SE TRANSFORME EN CABAS » Claudie Chanteloup et Pierre Candéla - « LA VEUVE » Andrée Allibert, Magali Lecrenay et Gérard Bodinier - « LE MINISTRE » Vanessa Laisnard et toute l’équipe

Ces textes courts sont tirés de plusieurs pièces de Hanock Levin et sont représentatifs de l’ensemble de son œuvre. C’est une version, disons, cabaret, un genre que Levin ne détestait pas.

2ème partie

« LES NUMEROS » Valérie AMBROISE, Andrée ALLIBERT, Gérard BODINIER

Pierre CANDELA, Yannick CHRIST, Claudie CHANTELOUP, Jean-Louis DUMANS, Claire JANVIER, Vanessa LAISNARD, Magali LECRENAY, Anthony MARTIN.

Travail de préparation et de mise en scène : François Béchu.

« Les Numéros » est une courte pièce de Levin : des patients se retrouvent dans une salle d’attente. Il semble que quelque chose soit arrivé à chacun et toutes les histoires s’amplifient à mesure que les personnages se côtoient. Pour l’un c’est une diarrhée, pour l’autre un virus, un doigt en moins, un coup de grue dans le dos… Entre comique et tragique, le spectateur trouvera sa place.

 

 

 

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ARTISTE

Le temps clair des mots et les corps de papier voilà ce qu’il reste de l’Art au début de toute œuvre

Verra-t-elle le jour c’est selon mais si vient la chair elle sera si lointaine qu’on pourra seulement croire en la regardant et au même moment chacun artiste qu’elle nous dit bien qu’elle nous réunit en une abstraction à laquelle l’œuvre la plus réaliste ne résistera pas

C’est pourquoi l’Art se retrouve toujours devant nous et même qu’accrocher un tableau c’est jeter une gerbe à la mer parler à sa voisine aussi écrire un poème pareil

Pendant qu’ailleurs on négocie l’artiste parmi les artistes s’attache au remous comme un gréviste aux grilles de la mort il tire on dirait qu’il noue il feint de manipuler il peint surtout son œil à lui autant d’expressions et de nuances qu’il en existe sur notre terre

Et puis il rentre à nouveau en liberté

F.B.

 

 

Le 24 avril 2008

LA PENSEE DE GERMAINE TILLION EN NOUS

Est-elle plus vivante que nous ?

 

Qu’est-ce qui habite notre quotidien ? Quelle question (majeure) ? Quelle humeur (implacable) ? Ne faut-il pas décider de se détourner des variations, soit trop habiles, soit trop brutales de la pensée qu’on manipule et rester avec les trois mots choisis par Germaine : Vérité, Justice, Fraternité ? Car sommes-nous heureux à la vue du monde tel que nous le construisons ? Où habitons-nous ? Drôle d’édifice en tout cas tant il inspire peu la longévité (active et paisible…). Et de rêver à ces châteaux de sable dont nous avons tous espéré qu’ils résistent un jour à la marée montante (en générale, vous vous souvenez, la mer montait trop lentement et nous devions rentrer pour nous défatiguer de tout le soleil et du sable bu).

 

Aujourd’hui aux obsèques de Germaine Tillion, nous sommes là, simplement. 1000 personnes dans l’église du saint Esprit, avenue Daumesnil à Paris et 300 dehors dont certains attendent plutôt la sortie de Sarkozy…

C’est comme la salle d’attente de la nation, ou plutôt de la patrie chère à Germaine. Patrie traversée par la lumineuse intervention de Stéphane Hessel (déporté à Buchenwald et dont il faut lire tous les livres) ; par un si beau chant chaouïa (Markounda Aurès); par le message d’un ex-Président africain que Nelly Forget nous lit ; par cette gerbe immense envoyée par le Président de l’Algérie. Une absence allemande devient sujet d’inquiétude. Les mots de Germaine agissent sur l’illustre assemblée. On a du mal à savoir s’ils nous rassemblent où s’ils nous projettent, nous pressant d’aller frotter ce que chacun de nous porte d’humanité là où nous vivons.

 

Germaine, derrière une flotte de drapeaux, sort sous le sien (tricolore). Des photos, les télés, la petite foule sous le soleil timide de ce 24 avril. Des applaudissements aussi, et puis Germaine disparaît derrière les glaces teintées de la voiture mortuaire. Germaine disparaît… Une échappée de plus dont elle va garder le secret (et si vraiment par hasard elle rencontre Dieu, va-t-il lui dire ce qu’elle attendait de lui à ce moment là : « Je ferai mieux la prochaine fois ! »).

Au lieu de cailloux derrière elle, sur son chemin nous aurons ses mots, son regard et son sourire qui vont si bien ensemble ; nous aurons sa pensée à entendre toujours, vivante en nous.

Et nous ? Vivants ?

 

François Béchu

 


 

 

Billet du 13 mars 2008

C’EST L’ECHANGE QUI CHANGE.

Février 2008 a déjà passé et j’ai manqué de déposer mon bulletin mensuel pour les amis et les curieux de plus en plus nombreux à visiter ce blog ! Où va le temps, « mon dieu ! », où va le temps ? A la sempiternelle question : mais que fait un comédien quand il n’est pas sur scène, un célèbre metteur en scène avait répondu : « Ne vous inquiétez pas pour eux, si vous ne les voyez pas sur les planches c’est qu’ils travaillent ». Nous travaillons, donc :

Travail d’atelier et de réalisation pour 13 amateurs autour de l’œuvre du grand dramaturge israélien Hanock Levin

Mise en scène de « Cravate Club » (l’auteur est le petit-fils du psychanalyste Jacques Lacan) pour les amateurs de la troupe de Solesmes qui se produira sur son terrain fin mars.

Premières répétitions de « La Dame au violoncelle » de Guy Foissy (pour la Cie d’Isabelle Bucaille). Avec Isabelle Bucaille et Solène Comsa. (création à Angers, fin octobre 2008. 10 représentations dans le Théâtre des Arthurs).

Ecriture et répétitions avec Claudine Orvain de « Comme le fait la poule » qui devient une « Cabarétude en 6 épisodes » (mais garde son titre).

Suite de l’important travail dans les crèches mené par Claudine Orvain (nous en reparlerons) avec “Bruits Sons” dans la Sarthe et “Chats Pîtres” en Mayenne. S

uite de la préparation de “Gardez de vous abuser tous” avec Claudine Orvain et Arnaud Coutancier.

Cours à l’école de Musique de Laval..

Lectures à Rennes (avec Les Champs Libres) dans le cadre de l’exposition Germaine Tillion (à ne pas manquer : jusqu’au 5 mai. Après c’est le Musée de L’Homme à Paris, Lille..). Ces lectures-rencontres vont se dérouler maintenant dans les Centres sociaux, la Maison d’arrêt, la Prison des femmes.

Et puis je vais faire le récitant dans « Piccolo Saxo et Cie », le 20 mars au Théâtre de Laval.

Cette liste m’incite à retourner « sur le terrain » car le temps « mon dieu »… mais pas avant de vous avoir signalé avec grand plaisir la parution aux Editions Autrement du livre de photos de notre amie Marie Rameau « Femmes résistantes ». C’est très fort.

F.B.

http://www.marie-rameau.com/

 

20 JANVIER 2008

La date fait figure de titre pour ce premier mot de l’année. Ce n’est ni très beau, ni très drôle, ni très fin j’en conviens, mais c’est comme un clou sur lequel je vais pouvoir accrocher mes billets de l’année.
J’en avais pourtant trouvé une grande quantité de titres ! Il est « plus que jamais » important de se prononcer sur l’évolution du monde culturel, sur la réalité de notre Art et sur ce qui le touche (l’endommage ou le sublime). Je m’étais donc un peu arrêté sur « Pourvu que les avirons ne cassent pas ! », mais il aurait fallu consacrer l’article à dire (Histoire à l’appui) pourquoi et comment nous ramons, énumérer les exemples de spectacles sans diffusion, batailler contre l’illusion culturelle et la bureaucratie du même nom (les deux se rejoignant parfois), parler des artistes qui rament, de ceux qui ne peuvent plus ramer aussi.
Sans blaguer, je préfère finalement avouer mon bonheur et pressentir tout ce qu’il a de contagieux. Car le Théâtre, quand même, ce n’est pas rien ! On ne peut pas définitivement le pervertir, l’ignorer, vivre sur son dos, l’étouffer sous d’autres formes d’expression discutables, le noyer dans la société, n’en faire qu’un gadget. On peut lui faire du mal (je pense à ceux qui sont censés le servir et qui s’en servent), mais on ne peut pas le détruire. La preuve : je l’ai en moi et je cherche toujours à le découvrir. A moins de m’arracher moi, on ne pourra pas me l’arracher. Et peut-être que je ne vais même pas finir en vieil Indien entouré de quelques collègues de mon acabit !
C’est bien le ton qui se dégage de notre répertoire et du rapport que nous essayons d’établir avec nos partenaires. Alors, 2008, une année dure ? Il ne manquerait plus que ça
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DES NOUVELLES DE…

 

Germaine Tillion.
Pendant quatre mois à partir du 22 janvier le Musée des Champs Libres à Rennes organise une importante exposition sur notre très chère Germaine Tillion. Ce sera à coup sûr une grande découverte, une grande rencontre pour de nombreux visiteurs. Nous en sommes d’autant plus heureux que si cette exposition existe (via Lyon), nous y sommes un peu pour quelque chose. A partir de la fin mai (pour les 101 de Germaine), on pourra voir cette exposition au Musée de l’Homme, à Paris.

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Lecture de Lettre à Germaine Tillion de et par François Béchu aux Champs libres à Rennes.

Palindromik Compagnie. 12 amateurs fréquentent cette classe du lundi soir (20h15-22h15) depuis le début novembre. Des textes de Hanock Levin feront l’objet du travail des prochaines séances. Travail d’Atelier mais dynamique de troupe amateur, le groupe se produira certainement en juin prochain. Il est toujours possible de rejoindre ce groupe non seulement pour jouer mais aussi pour l’accompagner dans son aventure.

Claudine Orvain.
Claudine poursuit son action dans les crèches de Laval et du département. Hier (21 janvier) c’était à La Baconnière, aujourd’hui Laval. Puis Evron et ses environs, la Communauté de Communes de Moncé en Belin (72)… Si le réseau se développe si nettement c’est grâce à la démarche à la fois pédagogique et artistique de Claudine (entamé depuis pas mal d’années). Nous en reparlerons, bien sûr, car « Bruits Sons », « Chat Pître, tome I » et bientôt « Chat Pître, tome II » ont un bel avenir devant eux !

En tant qu’artiste chorégraphique, Claudine interviendra pendant une semaine en février à l’Ecole de Pierre Debauche (créateur du Théâtre des Amandiers / Paris) à Agen. Un rendez-vous régulier avec la belle équipe d’Agen (une autre semaine sera programmée d’ici l’été).

Comme le fait la poule.
Phase d’écriture et aussi de recherche de partenaires. Mise en place d’une action importante à Laval sur le thème de la « parole spontanée », moteur de cette création (automne 2008). Plusieurs metteurs en scène interviendront : Daniel Soulier (Paris), Pauline Chevalier (Bruxelles), Christophe Rouxel (Saint-Nazaire), Jean-Luc Annaix (Nantes), Gilles Debenat (Redon), Marie Gaultier (Angers)… Arnaud Coutancier, Olivier Borne, Natalie Gallard et Cédric Radin sont aussi du voyage.
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Nouvelles.
La revue Europe, dans son n° de janvier-février consacré aux « Historiens de l’Antiquité » publie pour la deuxième fois dans son cahier de création une nouvelle de François Béchu : « Raphaëlle et Gabrielle », extraite d’un recueil à venir intitulé « C’est toi ? ».

 

Nouveauté

DEPAN’CULTURE

On prend des précautions au plus haut niveau contre la grosse chaleur et contre le grand froid. Les artistes de L’Echappée aussi sont capables d’anticiper et ils lancent DEPAN’CULTURE pour d’innombrables raisons parmi lesquelles :
- Il est possible que certaines populations se retrouvent subitement en manque de culture.
- Certains enfants et adultes pourraient être amenés à ne plus savoir ouvrir un livre, à ne plus pouvoir écouter plus de cinq minutes de musique, à ne pas être capable de se poster devant une œuvre d’Art plus de trente secondes…
- Le flot d’images allant croissant, l’homme risque de perdre l’homme de vue et il faut d’ores et déjà s’immiscer dans les foyers pour redonner une vision de l’homme, entendre sa voix ou tout simplement regarder, parler.
Avec DEPAN’CULTURE (n° d’urgence 0243260581 ou theatre.echappee@orange.fr) nous vous assurons 24 heures sur 24 contre l’angoisse du vide culturel grâce à nos interventions rapides près de vous (d’abord en Mayenne puis sur toute la France grâce au Réseau National des Artistes Libres d’Aller chez Vous que nous venons de créer) : lecture, musique, danse, chanson, théâtre, expression plastique.
Dans quelques jours sur ce site, la liste des propositions.

Nous pourrons aussi répondre à des commandes personnalisées

(devis ultra rapide)

 

 

 

 

SALUT MONSIEUYE JARRY !

Depuis le 31 octobre au soir je cherche à écrire quelque chose sur cette unique et fameuse représentation de « MONSIEUYE JARRY » à Laval, mais, comme dit la chanson : « ça n’me vient pas » ! Si je cherche du côté de l’émotion, l’évocation serait bien pâle à côté de l’événement vécu et, avant d’en faire l’éloge,  il va falloir du temps pour enfouir ce trésor; ouvrir les phrases au sens et à la portée des choses me mettrait hors sujet… Jubiler – par nature - n’est pas mon fort, alors qu’est-ce qu’il me reste ? Louer le bel éphémère ? Non.

Ce que je sais c’est que je n’ai pas de regret, vraiment aucun : ni sur le texte, ni sur la distribution. J’ai été fidèle à ce que j’ai compris de Jarry, même quand Jarry le magnifique n’est pas aimable… Son inquiétante modernité ne permet pas les arrondis, ni les occultations, ni les tours de passe passe de théâtreux… Le spectateur s’en est-il plaint, a-t-il saisi part ou tout de cette vision ou a-t-il cherché à se demander pourquoi ? Ça le regarde. Nous avons fait le maximum pour essayer d’être clair, pour donner au public le temps de se perdre, d’être surpris, d’approcher une œuvre et une vie atypiques… à la fois si proches et si lointaines. Aime-t-on ou non ici les labyrinthes ? Et Jésus qui pédale dans les cintres ? Et une jambe nue sortir d’une armoire ? Toujours est-il qu’il y a eu plus de 500 spectateurs au Théâtre - une salle quasiment pleine donc - et que dans sa très grande majorité le public a applaudi très longuement le travail réalisé.

Je suis heureux, pour cette première création dans notre beau Théâtre, d’avoir mis le grand plateau en valeur en utilisant l’espace complet, trappe et cintres sans effets gratuits ; je suis heureux d’avoir montré des marionnettes, des escrimeurs, des échassiers, des danseurs, des musiciens, des chanteurs, des comédiens… tous heureux aussi de défendre leur partition car l’ingénieux Jarry ne l’aurait pas pardonné et nous le savions tous. Pourquoi, dites, ces talents ne sont-ils pas plus souvent mis en valeur : Claudine Orvain, Arnaud Coutancier que je connais bien sûr plus que tous les autres, pourquoi, mais pourquoi ne leur commande-t-on pas tous les jours  une chorégraphie, une composition musicale? Bon sujet de réflexion culturelle : je m’inscris au colloque - où qu’il soit -  où l’on en débattra ! Ça nous changerait de « la com’ », « de l’émergence » et ça nous rapprocherait d’une « pertinence » dont on évite de parler en ce sens (la « pertinence » dont il faut causer c’est par rapport à la mode ou à l’activisme culturel – ou les deux – et non par rapport au talent des artistes créateurs !…).

Cette réalisation est un nouveau départ pour la Compagnie sur Laval et sur le département. Il y a eu de l’humanité retrouvée et partagée (40 personnes impliquées directement) et l’on sait que cette humanité là ne pourra s’effacer. J’ai hâte de retrouver le public avec « MENDEL SCHAINFELD » dans quelques jours pour les 730èmes représentations. Foncer avec application, créer au milieu des autres humains, s’attarder le moins possible - et en particulier sur ce qui est mort -, ne pas perdre la mémoire, bloquer les barrières à la verticale… voilà ma prière pour ce soir.

13 novembre 2007, 22 heures 30. FB

 

LE CARNET DE CREATION N°34 de «MONSIEUYE JARRY » (64 pages) avec texte du spectacle et notes diverses est en vente (5 euros) à L’Echappée ou lors des spectacles, ou encore sur commande.

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LE DVD DU SPECTACLE « MONSIEUYE JARRY »  disponible.
Prix 15 euros
Commande : theatre.echappee@orange.fr ou au siège de la Compagnie 225, route de Tours 53000 Laval.
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MUSEE MONDIAL DU CURE-DENT à CRACOVIE (novembre)

http://www.lokator.pointblue.com.pl/index.php?evnt=435

http://www.lokator.pointblue.com.pl/index.php?evnt=436

 

La petite histoire nous rapporte que la dernière volonté d' Alfred Jarry sur son lit de mort, fut qu'on lui apporte un cure-dents, d'où l'envie d'édifier dans la ville qui l'a vu naître, le musée mondial du cure-dents... Les pièces de musée sont regroupées sous différents thèmes : à travers les âges, à travers le monde , les curiosités , les utilitaires etc...

Pour le visiter, cliquez ci-dessous:

http://pagesperso-orange.fr/parhelie/centre/quoi/mmcd/exp...

 

Cabarétude en six épisodes, six !

De François Béchu,  grâce à Claudine Orvain

24.02.2008

CREATIONS 2008 à 2010

 

 

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Novembre 2008

Chats pitres Tome 2

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"CHATS PÎTRES"
Spectacle créé et interprété par Claudine Orvain
pour les enfants des crèches et les petites sections d’écoles maternelles

 

 

 

Par le biais de comptines et de musiques (extraits de musiques d'Erik Satie), mettre en jeux des émotions familières aux tout petits et y associer différents mouvements afin de proposer une palette d’enchaînements dansés contribuant à la compréhension et l’appropriation du langage gestuel.

 

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Février & Juin 2009

«Comme le fait la poule...» 

(en templacement du titre provisoire "La Papotière")

De  François Béchu et grâce à Claudine Orvain.

medium_Ceze_Paris_168.2.jpgRépertoire contemporain 

 De quoi, comment et à qui souhaitent parler deux acteurs complices depuis plusieurs années ? Sans prétention, il y a en nous deux une urgence à dire qui, nous l’espérons, trouvera sa forme dans ce nouveau duo. Sa forme et son public, le public. Bien des raisons de tenir le cap. Les premières brasses, dans l’étrange tempête qui nous entoure, sont faites d’écriture et de conversations, de questions et de réponses, de regards suspendus, de courses folles, tandis qu’à nos côtés nagent nos deux thèmes convergents : la transparence et la transmission, tantôt requins, tantôt dauphins.

Metteurs en scène : Six metteurs en scène pour 6 épisodes ( Daniel Soulier, Christophe Rouxel, Jean-Luc Annaix,  Gilles Debennat, Sylvain Delabrosse, Pauline Chevallier)

Distribution : Claudine Orvain & François Béchu

Description du projet par François Béchu.  Claudine et moi travaillons ensemble depuis une quinzaine d’années. Claudine a mené une très belle carrière de danseuse sans jamais oublier le Théâtre qu’elle avait découvert à La Comédie Française en jouant, enfant, une Petite Euménide  dans « Electre » de Giraudoux aux côtés de Jean-Paul Roussillon, Michel Aumont, Denise Gence… dans une mise en scène de Pierre Dux. Moi je viens de la Fac de Lettres et j’ai plongé ensuite dans le Théâtre (dont je ne suis jamais sorti) pour animer essentiellement le Théâtre de L’Echappée. Notre complicité, nos questions sur le pourquoi et le comment de nos métiers, nos éclats de rire nous ont donné l’idée, il y a déjà un moment, d’écrire des choses que nous avons regroupées sous le titre « Vide Couple ». Abandonnées, retrouvées… ces notes n’étaient pas oubliées (quoique pas relues) : l’idée d’aboutir à une réalisation restait intacte jusqu’au moment de la saisir une bonne fois. En passant d’abord par la lecture de pièces à deux personnages nous avons précisé nos motivations pour finalement décider d’écrire ce que nous avions envie de dire. Deux thèmes convergents se sont vite confirmés : la transparence et la transmission.

Travail de création  En ne partant pas d’une situation ni d’un sujet concret nous entrons dans le champ ouvert de la création… comme deux paysans, comme deux géomètres, comme deux amoureux de la beauté.

La méthode d’écriture :  Nos deux thèmes, transparence et transmission, nous ont amené (de façon parfois inattendue) des images, des questions et des mots … Parmi eux : « fouet », « le violon de l’Oncle de Paris », « le bout des doigts », « arrêtons-nous là », « regarder le monde », « l ‘éponge »  Tant que des mots viennent nous enchaînons nos échanges : en général Claudine parle, j’écris tel quel - mais suis obligé « d’arranger » pour ne pas interrompre la pensée - je lui pose des questions, elle suit son idée, j’essaie de faire bouger la logique… Ces échanges durent à peu près 45 minutes. Ensuite je travaille des dialogues avec le souci de garder la fraîcheur et l’efficacité de la parole spontanée, la différence de nos deux tonalités aussi (l’exemple de « Mendel » a été pour moi une référence quant à l’efficacité de la parole au Théâtre). Nous passons ensuite à la lecture à haute voix qui modifie le texte (ensuite relu, rectifié à nouveau jusqu’à « satisfaction »).

La question du metteur en scène. Comme nous construisons des séquences et non un texte qui se tend du début à la fin, nous avons décidé de jouer cinq séquences et de faire appel à cinq metteurs en scène. Chacun recevra une séquence qu’il mettra en scène (ils seront différents ). C’est une tentative innovante dont nous attendons beaucoup, tant pour le jeu que pour l’invention qu’elle oblige. Outre la cohérence du texte nous imposerons au metteur en scène un dispositif scénique qui sera imaginé librement par notre complice fidèle : Olivier Borne. Pour le son et la musique, Arnaud Coutancier prendra en compte les souhaits des différents metteurs en scène, mais c’est lui qui va décider et créer l’ambiance sonore. Même chose pour les costumes qui seront réalisés par Camilla Barnes et pour l’éclairage avec Natalie Gallard et Cédric Radin.

Edition :  Le texte du spectacle sera soumis aux organismes du Ministère de la Culture pour tenter d’obtenir une bourse d’aide à l’édition ainsi qu’à des éditeurs de théâtre. Au « pire » nous prendrions en charge l’édition du texte.

Exportation :  Notre partenariat avec le Nouveau Théâtre de Laval nous permettra de donner une quinzaine de représentations et d’envisager une éventuelle reprise. L’organisation pour la création et la diffusion sera vue avec nos différents partenaires.

Nous emmènerons le spectacle Avignon off 2009 (Grenier à Sel ?) et nous essaierons de concrétiser, avant la création, nos contacts avec la Belgique et la Suisse.

Accompagnement.  Plusieurs actions d’accompagnement seront proposées :

- Atelier d’écriture mené selon la pratique de François Béchu pour la création du spectacle.

- Travail théâtral d’après les textes produits et ceux remis en forme par François Béchu.

- Rencontres sur le thème la transmission / la transparence.

- Expositions sur le thème

Partenaires de création :  Ville de Laval / Le Nouveau ThéâtreLe Festival de l’Humour de Cossé le Vivien,  Le Conseil Général de la Mayenne, La Région Pays de Loire      Libre à vous d’allonger la liste…

Le spectacle se jouera en salle équipée (pas d’extérieur) 

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COMME_LE_FAIT_LA_POULE_extrait_texte.2.doc

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Mars 2009

« Gardez de vous abuser tous ! »

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Pour la Nuit des Musées 2006, Claudine Orvain et Arnaud Coutancier ont proposé au Musée d’Evreux (Eure), une première mouture, assez courte, d’une formule qui a tout de suite suscité l’intérêt des spectateurs.dc011e3beccff079a6329f0b99ff56a2.jpg

d9e25b866f95cfa5c379bab61bc954bc.jpgLes deux parties de ce petit spectacle  -l’une avec des airs de cour du 17èmesiècle de Jean-Baptiste Besard, Pierre Guédron, Michel Lambert et Estienne Moulinié, donnée dans une salle consacrée aux 17ème & 18ème et l’autre sur une création musicale d’Arnaud en hommage au peintre Brion Gysin, dans l’une des salles d’art contemporain-   n’avaient à priori aucun rapport entre elles, sinon la peinture, la danse et le chant.bf97310525ee9e6b0b9aa892f10dafb5.jpg

Joués plusieurs fois durant l’après-midi, ces « aller-retours temporels » loin d’être dérangeants recelaient un goût aussi étrange qu’agréable.

Cette expérience, leur a donné envie de pousser plus loin cette idée où se frottent deux époques que tout semble opposer.

649eccd1658610f9547e8f3bc19a7cb8.jpgEt pourtant, en y regardant de plus près….

Gardant la structure initiale -17ème et création contemporaine-  ils développent aujourd’hui chacune de ces parties sur le thème (induit par les textes magnifiques de ces airs du 17ème), de la relation amoureuse.958f1cdb2eec4d2813058a063e56bfa9.jpg

Chanté, joué, dansé,  comment évoquer le désir, la séduction, l'amour ou l'anamour,  avec poésie et humour, tout en faisant en douceur, un bond de quatre siècles...db09ea2a194bed0f3778ef945d648bfb.jpgc7981dfbdee0e8bf2684111f5eed2540.jpg

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Automne 2010 

 « Frontières Insolites » (titre provisoire)    

medium_nils_udo_27_l.jpgL'Association Atmosphère 53 mène depuis plusieurs années une grande action pour le cinéma dans notre département, le point d’orgue étant un Festival à thèmes. Cette année le thème retenu est « Frontières » et nous avons aussitôt pensé que c’était un thème formidable pour un travail de recherche théâtrale… peut-être parce que nous avions lu « Franchissez la ligne… » de S.Rushdie…  Nous nous donnons le temps nécessaire pour travailler sereinement et prévoyons une création en début de saison 2008/2009, en associant d'autres artistes (auteurs, musiciens, danseurs, comédiens, plasticiens) et compagnies.

« La première frontière fut le bord de l’eau, et il y eut un premier moment, parce que comment n’aurait-il pu y avoir un tel moment, où une chose vivante sortit de l’océan, franchit cette limite et découvrit qu’elle pouvait respirer. Avant que cette première créature ait respiré pour la première fois il y avait certainement eu d’autres moments sur ce même littoral où d’autres créatures avaient fait la même tentative, pour retomber dans les vagues ou suffoquer, en frétillant à la manière des poissons. Il y a eu peut-être des millions de ces retraites ignorées, de ces morts anonymes, avant le premier pas réussi à travers la ligne des hautes eaux… »medium_CDE0344_p_Tongues-of-Fire-Posters.2.jpg

Salman Rushdie

Extrait de « Franchissez la ligne… »   publié aux éditions 10/18 bibliothèques

Nous sollicitons bien sûr les partenaires culturels pour la diffusion et pour les créations et nous sommes à leur disposition pour les rencontrer et exposer nos propositions. Conditions financières et fiches techniques sur demande.

22.06.2007

BILLETS

 

Dimanche 9 décembre 2007  

APRES MENDEL,

C’EST NOËL

 

Je dis ça pour la rime facile, pour rouler dans le courant et la tempête de ce 9 décembre… mais comme toujours l’envie de résister et de m’accrocher dans la pente abstraite sur laquelle dévale notre temps mesuré; il suffit d’un mât qui nous attire vers le haut, d’une racine un peu solide pour reprendre pied et garder une chance de rester en humanité : lire et écrire font déjà deux chances.

M’intéressant de plus près à la vie et à l’œuvre de Camus (ami de Germaine Tillion, c’est sans doute la raison), j’ai lu ce matin quelques lignes évoquant la relation Jean Grenier-Albert Camus, et l’auteur cite cette réplique de Grenier : « Nous n’avons que le superflu, il ne nous manque que le nécessaire ».  Formule facile on dirait, mais - évidence étonnante - on peut dire aussi. Se mettre en situation d’humanité (tout simplement ne pas oublier que nous sommes des humains) c’est finalement affirmer sans cesse cette étonnante évidence énoncée par Jean Grenier. La parole de Mendel Schainfeld, que nous venons de porter pour la 739ème fois hier à Laval, est truffée de ces étonnantes évidences (« Un homme qui ne peut pas travailler ne peut pas être heureux » ; « C’est peut-être pas mal d’avoir un petit peu de problèmes, mais, les problèmes, il ne faut pas qu’ils soient trop grands. »…). Ces phrases sont des réveils, et les spectateurs rencontrés à l’issue des 14 séances ne diront certainement pas le contraire. Nous manquons de ce genre de réveils et nous ne jouons pas notre rôle d’humain si nous ne pouvons ni les agiter ni les entendre. L’application vaut dans tous les domaines, y compris dans celui de la Culture sur laquelle s’abat une tempête dont nous sommes tous responsables ; Tempête Force 1 : elle va finir par faire de gros dégâts. Je ne m’inquiète pas pour les riches responsables de cette tempête qui, en même temps qu’ils l’ont provoquée se sont construit leur abri ; je n’en veux même pas trop à la légion massive de la bureaucratie culturelle (il faut bien gagner son pain !) qui exécute et justifie, et je n’en veux pas davantage à l’élite culturelle qui s’affadit de plus en plus à mesure qu’elle s’isole. Je n’en veux même pas à notre Ministre de la Culture qui, en plus de ces décisions et remarques incendiaires vient d’ajouter son nom (comment s’appelle-t-elle donc déjà ?) sur la liste municipale d’un autre Grand Incendiaire parisien : J.T. (Jean Tibéri) !… Ce qui me tarabuste vraiment c’est de ne pas retrouver assez de mains pour tisser cette grande écharpe capable d’endiguer les tempêtes les plus fortes, les marées les plus noires. Ça voudrait dire que tous les réseaux de curiosité, d’échanges, de paroles se sont vidés, se sont déliés ? Ça voudrait dire que la jeunesse collée au présent et forgeant l’avenir est maintenant sans force ?  Ça voudrait dire que nous sommes réduits à douter de la fiabilité de tout partenaire potentiel ? Je n’y crois pas.

« Nous n’avons que le superflu, il ne nous manque que le nécessaire »

 

Je lis et relis « Caligula » de Camus.

 

La pièce la plus jouée de Camus. Une tragédie politique, sur la corruption du pouvoir absolu, mais aussi une tragédie privée, celle d'un homme que sa liberté entraîne vers le crime et la mort, et un drame métaphysique, celui de la condition humaine, telle que Camus la voyait à cette époque : absurde."   Yves MICHAUD  - © FRANCE CULTURE
Monter ce texte, oui.

Avec qui ? Pour qui ?

Dites-moi.

 

La suite, après Noël.

 

Et puis, allez, une bonne année à tous !

 

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UN « R » DE RENTREE

La fameuse cinquième lettre du fameux Merdre  qui débute « Ubu Roi » de notre Rimbaud local - et qui a déclenché un Renouveau de l’ARt en FRance - est aussi le « R » de Rentrée et… ainsi de suite comme dirait JaRRy lui-même.

Qui dit « R » entend « air » et c’est ce coup de narine dans l’azur proche qui définit l’humeur d’aujourd’hui.

Je ne sais pas pourquoi en ce dimanche 9 septembre 2007, mais il y a comme quelque chose de déterminé dans cet air qui me corne aux oreilles et me pousse à la fois. Rien de franchement révolutionnaire dans l’environnement culturel (toujours les fastes des plaquettes de saison, les déploiements de festivals…) mais il y a comme un frémissement chargé d’espoir et d’envies que je suis bien incapable de définir. Peut-être que, outre ceux qui ne cherchent qu’à sauver leur emploi, la difficulté dans laquelle se trouvent toutes les Compagnies à diffuser leurs créations, l’absence d’échanges d’idées entre créateurs et diffuseurs, le coût des spectacles, la disparité des subventions, les non-dit de l’administration culturelle et le désert qui entoure désormais le théâtre d’Art font que ce qui a fondé notre passion aux uns et aux autres se retrouve un peu à découvert et qu’il y a urgence maintenant à la protéger ? Si c’est ça, on peut rêver au retour à l’avant-scène de l’Art Vrai et oser dire son nom.

Pour ce qui concerne le Théâtre de L’Echappée (qui doit, lui, son nom à cette éclaircie entre deux nuages qu'on appelle échappée de soleil), après une longue période de doutes, de questionnement et de recherche artistique, il aborde des scènes nouvelles. Concrètement celle du Nouveau Théâtre de Laval nous fait grand plaisir : après une attente de 20 ans ce lieu réussi nous donne beaucoup d’envies : nous y ferons la 1ère création théâtrale le 31 octobre prochain avec  Monsieuye Jarry et 35 artistes sur scène. Au Pied de la Lettre commence à promener son concept adaptable, Le Musée Mondial du Cure-Dent (création de Claudine Orvain)  trouve un nouvel élan à Cracovie et cette relation à la Pologne ne sera pas sans lendemain, Mendel Schainfeld, le 2ème voyage à Munich retrouvera le public lavallois qui avait assisté aux premières représentations il y a 12 ans. Depuis : plus de 700 représentations en France et en Allemagne, et nous espérons bien attirer de nouveaux diffuseurs pour continuer cette fabuleuse aventure ; il retrouvera pourquoi pas aussi d’autres villes déjà visitées avec ce spectacle peu ordinaire.

« Gardez de vous abuser tous » et « Comme le fait la poule », nos deux prochaines créations ont déjà trouvé écho. Des actions autour de la vie et de l’œuvre de Germaine Tillion (Ah les 100 ans de Germaine chez elle à Saint-Mandé !) se profilent à Rennes et à Nantes… La création de cours de théâtre, d’ateliers chorégraphiques et d’ateliers chansons ainsi que la création d’une troupe amateur sur Laval sont aussi pour nous la marque d’un nouvel élan.        

Il faut le partager largement et ce site est une oreille tendue à votre parole, qui que vous soyez (ou presque). En donnant plus de vitalité à notre Art nous bataillons le mieux du monde, nous qui ne croyons qu’à l’applaudissement du silence… comme l’écrit AlfRed JaRRy.

François Béchu

Avec Claudine Orvain, Arnaud Coutancier, Cédric Radin, Natalie Gallard, Olivier Borne, Sylvie Kuhn.  

Rajout : Relance. Route. Rêve. Recueil. Rire. Rare. Rive. Radin (Cédric – qui aime le Rugby).

Réajustement : Que pense un banquier, un vendeur du mot Rentrée  ?

Remarque : je n’entends

 

 

LES HORIZONS DE L’INTIME

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Avril 2007

 

            Enoncer quelques phrases définissant le travail de la Compagnie est un exercice qui ne convainc pas forcément l’auteur des phrases lui-même. Les règles souvent cachées qui calibrent ce genre d’annonce ont l’avantage, si on les refuse, de nous obliger à dire plus et mieux, à dire plus loin, à porter plus haut la bannière de nos intentions…  Tâche ardue, souvent désespérée et le doute partout nous ronge car l’enjeu dépasse de loin la simple promotion de nos activités : elles sont d’abord pour nous des occasions d’échanges, de rencontres et de partage.

Mais la Culture et ses commissionnaires nous rassemble-t-elle, soufflant sur les braises de nos rêves de fraternité ? Comment les textes que nous jouons peuvent-ils donner à partager ce que nous-mêmes nous cherchons ? Sur quoi la belle union du public avec les acteurs va-t-elle déboucher ? Qui écoute en conscience dans l’intérêt qu’il y aurait à bien vivre ensemble ? Qu’est-ce qui ressort du foisonnement des propositions (festivals, etc…) ? Où le Rire ? Où le Beau ?  Serions-nous maintenant et avant tout des prestataires de services ? Le théâtre serait-il un îlot sur lequel chaque spectateur atterrirait avec son avion privé puis repartirait une fois la séance finie en jetant s’il est en forme deux ou trois bravos ? Comptant tous pour un, les charters de scolaires disciplinés y feraient aussi des haltes régulières ? Et nous qui ramerions sans barque, juste pour entretenir quelque vieille illusion ?

            Il y a beaucoup à dire sur ce qui se passe pour le théâtre aujourd’hui, sur les rôles joués, à jouer, sur les apparences qui trahissent… Tout le monde dans le milieu connaît les difficultés de la plupart des artistes et il ne nous reste plus qu’à espérer sans trop y croire que ce qu’il reste des petites Compagnies ne sera pas dépourvu de voix. Au fait : pourquoi les Compagnies de Théâtre et de Danse qui employaient des artistes à l’année sont-elles mortes ?

            Nous avions nommé il y a quelques saisons notre travail : théâtre de paroles. Le définir ici à nouveau serait un peu longuet (il suffit d’ailleurs de jeter un œil sur nos réalisations et nos projets pour en savoir plus) ; je préfère terminer ce billet en vous laissant rêvasser sur son titre qui m’est venu hier après un grand brassage : oui, nous travaillons pour développer, pour découvrir les horizons de l’intime – cette voix en nous qui nous dit de continuer – 

Et toujours au loin ces autres voix que nous portons et qui causent et sont entendues – et on leur répond ! 

                            

François Béchu.

 

 

 

 

6f1d84a495b1a782aa1b571ec3d5506f.jpgCOMMUNIQUE DE PRESSE

 

"MONSIEUYE JARRY"

Texte et Mise à la Trappe de François Béchu

Création le 31 octobre 2007 au Théâtre de Laval.

Théâtre de L’Echappée.

« Monsieuye Jarry » se présente comme une œuvre originale placée le plus loin possible de l’envahissant personnage d’Ubu. L’auteur a voulu traduire l’intensité artistique d’Alfred Jarry qui demeure une référence vitale pour qui s’intéresse à la création (on pourrait dire aussi : à l’inspiration, à l’ingéniosité). L’idée de départ est donc d’inviter Alfred Jarry en personne pour lui fêter un bon anniversaire de disparition (100 ans) avec 19heures et 42 minutes d’avance exactement.e901cdfb97b1d208bb00575cd4382b4c.jpg

Soucieux d’être fidèle à l’artiste à la fois dans sa diversité ainsi que par rapport au fait qu’il ait été dans les premiers grands écrivains à rejeter la fameuse tour d’ivoire pour se lâcher dans la société,  François Béchu a écrit « Monsieuye Jarry » pour une distribution assez fournie (plus de vingt personnages) qui réunit chanteurs, comédiens, musiciens, marionnettistes, échassiers… Il propose ainsi, d’une manière jusqu’alors inexplorée, un nouveau regard sur ce lavallois et avec d’autant plus de plaisir et d’émotion que cette création va voir le jour dans la ville natale de Jarry.

Une production du Théâtre de L’Echappée

 

 

 

 

 

 

 medium_6_mai_a.2.JPGA Moncé-en-Belin (72) et à Languidic (56),

 

la parole à hauteur d’homme. 

6 Mai 2007    12h30.

  La Culture comme progrès et non l’inverse est un slogan qui doit pouvoir fédérer les acteurs culturels ; peut-être même est-il déjà en vogue ? A vrai dire je n’en sais rien et je m’en moquerai tant que ce que nous appelons Culture n’a pas chassé les ors et les ombres de l’élite, rejeté les paillettes, mis fin aux financements aveugles et aux financements sectaires.

Comment accepter sans bouger notre malaise à évoluer dans un milieu culturel qui ne dit plus grand chose et où on a renoncé à tout (sauf à sauver son emploi) dans le silence ? Où sont passés les Directeurs de Théâtre à qui parler ? Où sont passés les compagnonnages vrais et les rassemblements de publics éveillés ? A qui parler d’auteurs ? A qui confier des paroles, des projets rassembleurs qui permettent en fin de compte de parler d’Art sans qu’il y ait de gêne ? 

  Sans se faire d’illusions sur un éventuel retournement des choses, il se trouve des résistances qui ridiculisent les activismes (vraix et faux) de la sphère culturelle nationale. A Moncé-en-Belin (localité que vous connaissez tous), le directeur du Centre Socio-Culturel, Claude Morihain (qui au départ n’est pas un « cultureux), a mis en œuvre une action dont je viens d’être le témoin et dans laquelle j’ai ressenti la qualité du partage par l’Art. A en croire le maître d’œuvre l’aventure fut longue et difficile mais, comme on dit, le résultat a tellement apporté de satisfactions… Parti d’un budget de 5000 euros accordé sans enthousiasme pour arriver à un budget multiplié par 30, on imagine les étapes, les discussions, la tête des élus, l’ampleur de l’action aussi car là on sait très bien où passe l’argent. L’idée a été d’unir plusieurs communes, associations, écoles, foyers… sur la création de « Monsieur de Pourceaugnac ». Encadrés par des professionnels des amateurs (théâtre, musique, danse) ont constitué une grande équipe solidaire pendant deux ans à laquelle se sont joints des techniciens, décorateurs, informaticiens… le tout représentant à peu près 150 personnes. L’affaire n’est pas sans rappeler les opérations « Livre Vivant » que le Ministère de la Jeunesse et Sport finançait… il y a un peu plus de vingt ans. On voit sur scène des gens heureux et soucieux de transmettre la qualité qui leur a été inculquée lors des nombreuses répétitions ; le public lui (surpris) reconnaît tout ça, se reconnaît aussi sans doute. Toutes les séances programmées dans les villages voisins sont complètes : un succès. Que restera-t-il de cette aventure ? Quelles énergies et quels relais porteront des actions culturelles empreintes de celle-ci ? Le lien se fera-t-il entre amateurs, spectateurs et professionnels qui viendront jouer dans cette grande banlieue du Mans ? Un bilan et des questions à poser sur la table des responsables culturels locaux qui ignorent souvent ces ressources où n’y croient pas faute d’exemple et sur celle des autres responsables culturels qui, de loin, ont pris l’habitude de mépriser les actions dites socio-culturelles. 

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Languidic est la plus grande commune du Morbihan et compte 7000 habitants. Un bâtiment neuf bien conçu abrite une médiathèque et une école de musique au milieu desquelles l’auditorium de 120 places donne immédiatement envie d’y être, aussi bien sur la scène que dans la salle. Jean-Michel Jacques qui réside tout près anime avec quelques fidèles l’association départementale de la Fondation pour la Mémoire. Il a déjà organisé à Hennebont fin 2006 (avec le Centre socio-culturel) une série de représentations de « Mendel Schainfeld, le deuxième voyage à Munich ». Lui et ses amis ne sont pas des organisateurs de spectacles mais ils en ont perçu l’intérêt dans le cadre des actions qu’ils mènent ; l’intérêt tout court aussi. Après Hennebont nous voilà donc grâce à lui à Languidic pour deux jours et six séances (720ème à 725ème) de notre « Mendel ». Trois séances scolaires (les élèves de 3ème du collège) et trois séances pour le tout public. Ces dernières n’étaient pas pleines la veille de notre arrivée mais au bout du compte il a fallu refuser du monde ! Il faut dire que notre présence n’était pas un parachutage : une exposition, des interventions d’anciens déportés et une conférence constituaient avec nous l’ensemble du projet. L’information est présente dans le village, la presse a bien relayé (venant même au spectacle) et nous pouvons dire que les spectateurs rencontrés (une belle fourchette d’âges et de milieux) avaient envie de venir : un vrai public ! Enfin quand j’écris « avaient envie de venir » j’exagère un peu : deux ou trois spectatrices ont été pêchées par Jean-Michel dans le hall de la médiathèque et deux familles sont venues en soirées parce que le fiston, venu avec sa classe, les y avait vivement incité. Quoi qu’il en soit le public a profité de la proposition et les échanges d’après spectacle ont été humainement très riches et très forts, y compris donc avec les « spectateurs surprises ».

  A la lueur de ces deux actions (lueur à nous toutefois familière : avec « Mendel » et avec nos actions autour de Germaine Tillion) nous nous sommes dits que la lampe était toujours allumée et qu’il existait en dehors des circuits traditionnels de diffusion (bouchés en ce moment), des circuits parallèles activés par des passionnés d’humanité, pas forcément « cultureux » ; l’effet est radical : ces circuits permettent d’attirer un public qui ne va pas ou plus au théâtre. Sans chichis et sans discours ces actions portent l’espoir d’une survie du théâtre d’Art et d’une culture  intelligente parce que partagée. Qu’on se le dise !

François Béchu.

LA SEMAINE DE L’ECHAPPEE du 29 janvier au 4 février. medium_carnet.2.JPG

    Lundi. Renazé n’est pas une destination des lavallois (au-delà de Craon la Mayenne se reconnaît moins…). Pourtant c’est bien « là-bas » que nous sommes allés présenter une version bis de « Mendel ». Rendez-vous à 12h30 à la cantine du Collège Alfred Jarry (le seul du département à porter le nom du lavallois, père d’Ubu (nous apprendrons de la bouche de la doyenne des enseignants qu’il y a eu un Principal un tantinet joueur qui avait orienté et décidé tout le monde de baptiser ainsi l’établissement.